Université du Burundi et Université Jönköping : mise en route d’une collaboration littéraire initiée par AIDBU-Suède

<media1414|insert|left>L’Action Internationale de la Diaspora Burundaise en Suède en sigle « AIDBU-Suède », représentée par son Président, Louis Ruzoviyo, est à l’origine d’un partenariat entre le CELAB (Centre pour l’Enseignement des Langues), les départements de langue de l’Institut de Pédagogie Appliquée de l’Université du Burundi et l’Université Jönköping en Suède. Ce partenariat s’est récemment concrétisé par une visite au Burundi d’une délégation de l’Université suédoise, conduite par Ylva Lindberg, Maître de conférences et Chercheuse à cette Université.

A l’occasion d’une soirée de littérature suédoise en français organisée dans les enceintes du CELAB, le Président d’AIDBU-Suède, Louis Ruzoviyo, a rappelé que cette action est le point de départ d’une collaboration littéraire appelée à durer entre l’Université Jönköping de Suède et l’Université du Burundi.<media1415|insert|right>

Il s’agit d’une action qui, d’une part, s’inscrit dans une dynamique institutionnelle en faisant rencontrer des partenaires de qualité et qui, d’autre part, est une grande satisfaction en soi puisque l’AIDBU-Suède entame ainsi son projet interculturel par le biais de la littérature.

Louis Ruzoviyo avait rencontré Ylva Lindberg à la Sorbonne (Paris) lors de son intervention sur le célèbre écrivain suédois, August Strindberg pour qui l’on célébrait son jubilé d’or après sa mort, il était loin de s’imaginer qu’un jour il la convaincra de se rendre au Burundi. Sa présence effective au pays est une preuve, une fois encore, que la littérature est une ouverture sur le monde.

Pour Louis Ruzoviyo, la culture et la littérature des deux pays (le Burundi et la Suède) sont méconnues dans les milieux académiques respectifs, mais le français pourra servir de pont en tant que langue commune pour les échanges.

Et comme le soulignait le Directeur du CELAB, Maurice Mazunya, cette rencontre interculturelle entre Burundais et Suédois va donner un coup de pouce à l’essor de la connaissance et l’ acceptation du pluralisme culturel et démocratique. C’est dans cette même logique que s’est inscrite l’AIDBU-Suède en encourageant cette approche de connaissance mutuelle.

La Suède est certes un petit pays eu égard au nombre de ses habitants ; mais il est bien immense quand on se rend compte de ce qu’il a donné au monde : son savoir et sa solidarité positive marquée notamment par la disparition, en Afrique, du Secrétaire Général des Nations Unies d’origine suédoise, Dag Hammarskjöld, alors qu’il militait pour l’indépendance des pays de ce continent.

Professeur Ylva Lindberg est la personne qu’il fallait pour animer cette action. Elle est auteur d’une thèse de Doctorat de la Sorbonne, écrite en français. Ses recherches sont principalement orientées vers la littérature contemporaine en liaison principalement avec les ex-colonies françaises. Mais ses recherches ne se limitent pas qu’à la littérature, elles touchent également plusieurs autres domaines et une ontologie est en voie de publication.

Professeur Ylva Lindberg étudie également les mondes virtuels en trois dimensions diffusés par internet ainsi que les médias sociaux, tout particulièrement Wikipédia. Elle fait en outre des recherches sur l’écriture des étudiants (limite 20 ans) et sur la didactique de l’écriture en langue maternelle tout en donnant des cours sur la communication interculturelle.