“Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles.” de Jean Cocteau (Poésie critique)

CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LE GÉNOCIDE HUTU DE 1972 AU BURUNDI COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LE GÉNOCIDE HUTU DE 1972 AU BURUNDI {PDF} Montréal, le mercredi 9 avril 2014 – Le Collectif de Survivants et Victimes du génocide contre les Hutu en 1972 au Burundi en collaboration avec des membres de la Communauté burundaise du Canada inc., le CCIJ et avec le soutien du département du multiculturalisme du Gouvernement du Canada annonce la tenue d’une conférence internationale sur le premier génocide commis dans le silence en Afrique des Grands Lacs (R. Lemarchand) : le génocide contre les Hutu au Burundi en 1972. La conférence aura lieu le samedi 3 mai 2014 à l’auditorium du Collège Ahuntsic, au 9155 rue St-Hubert à Montréal (Québec) à partir de 12 H 00. Les activités de cette Journée d’action et du Souvenir débuteront dans la matinée par une commémoration du Génocide à l’endroit du mémorial du génocide arménien et des autres génocides du XXè siècle (Parc Marcellin Wilson, Coin du boul. Henri-Bourassa et du boul. de l’Acadie) et seront suivies par une célébration commémorative interconfessionnelle.

Le régime militaire de l’époque au Burundi, dirigé par le capitaine Michel MICOMBERO a organisé les arrestations, l’exécution et la disparition des hommes et des femmes de tous âges, dont l’unique crime était d’être né de l’ethnie hutue. Des centaines de milliers d’innocents, dont la mémoire est savamment occultée, reposent dans des fosses communes. Pour faire disparaître les preuves du forfait, certaines de ces fosses communes ont été utilisées pour ériger des infrastructures publiques comme ce fut le cas de l’aéroport international de Bujumbura, la capitale, et de l’Institut de Recherche Agronomique et Zootechnique (IRAZ) de Gitega, au centre du pays.

La tenue de cette conférence coïncide avec la commémoration du 42ème anniversaire dudit génocide. Avec le temps, il existe désormais des milliers de survivants et beaucoup de rescapés qui ont trouvé une terre d’accueil au Canada et plus particulièrement dans la province du Québec. Par devoir de mémoire et pour que ce crime crapuleux et imprescriptible soit enfin reconnu et les coupables poursuivis, le Collectif de Survivants et Victimes du génocide contre les Hutu en 1972 au Burundi vous convie à une rencontre inédite pour se recueillir, se souvenir et témoigner afin de tirer de l’oubli et de l’opprobre des centaines de milliers de victimes de la barbarie du régime du capitaine Michel Micombero et de ses maîtres à penser.

Éclipsé dans l’opinion publique internationale par le Génocide rwandais survenu en 1994 et largement médiatisé, ce premier génocide de l’Afrique des Grands-Lacs aurait pourtant pu servir de leçon pour la prévention des génocides. Qualifié de « génocide sélectif » par Thomas Patrick Melady, Ambassadeur des États-Unis au Burundi (de novembre 1969 à juin 1972), et de« double génocide » par le rapport Whitaker, le génocide a systématiquement exterminé sur tout le territoire burundais tous les citoyens d’ethnie hutue qui savaient lire et écrire. Fonctionnaires, commerçants, prêtres, catéchistes, écoliers, étudiants, petits employés du secteur public et du secteur privé, étaient systématiquement ciblés par les purges. Selon Céline Cossette dans Le Devoir du mardi 3 octobre 1972 : (..) la tuerie aurait fait 200.000 morts et constituerait l’horrible aboutissement d’un plan conçu par un ministre du capitaine Michel Micombero, M. Arthémon Simbananiye, que l’on retrouve à chaque étape de la répression contre les Hutus. Un "plan diabolique", échafaudé en juillet 1967, visant à amener les deux ethnies (Tutsis 15% et Hutus 85%) à égalité. » Arthémon Simbananiye comme certains des planificateurs et des exécutants du génocide, vit toujours et n’a jamais été inquiété pour ce crime.

Plus de 500 participants sont attendus à la commémoration. Un grand nombre de survivants et des descendants des victimes du génocide qui vivent dans plusieurs villes du Canada, aux États-Unis et en Europe vont faire le déplacement de Montréal. Plusieurs députés provinciaux et fédéraux ainsi que nombre de représentants d’organismes qui combattent le génocide et l’antisémitisme (Juifs, Arméniens, Cambodgiens, etc.) ont été invités et ont promis d’être présents. Les professeurs Elavie Ndura de l’Université George Mason (États-Unis), Melvin M. Mbao et Leah Ndimurwimo de l’Université Métropolitaine Nelson Mandela (Afrique du Sud), ainsi que Jean-Marie Vianney Ndagijimana, ancien ambassadeur du Rwanda à Paris et témoin oculaire des rafles d’étudiants hutus à l’université du Burundi en 1972 (auteur entre autres de Bujumbura mon amour), figurent sur la liste des conférenciers qui ont déjà confirmé leur présence. D’autres confirmations proviennent d’éminents chercheurs comme le professeur Augustin Nsanze, le père Désiré Yamuremye, de diplomates et d’auteurs d’ouvrages sur le Burundi, de Mélanie Tomson de Never again Canada, de l’avocat John Philpot et d’un représentant du Centre canadien de justice internationale (CCIJ).

À propos du Collectif de Survivants et Victimes du génocide Hutu avant et après 1972.

Fondé en avril et incorporé en novembre 2013, le Collectif des Survivants et Victimes du génocide Hutu de 1972 au Burundi est un organisme sans but lucratif enregistré sous le matricule 870287-0 et regroupant tous les membres de la Communauté burundaise qui vivent ici au Canada (ou ailleurs) qui ont perdu des membres de leurs familles ou qui ont vécu des atrocités avant ou depuis 1972, sous formes d’assassinats ciblés, de disparitions, de discriminations dans les écoles, au travail. Beaucoup d’entre eux ont connu l’ exil forcé, les vols de propriétés, et d’autres formes de mépris et de déni des droits humains par les gouvernements à dominance Tutsi dans les 40 dernières années. Le Collectif dispose de branches régionales notamment aux États-Unis, en Belgique, en Australie, au Kenya, en Afrique du Sud et bien entendu, au Burundi.

La mission de l’organisme est de réunir tous les survivants afin de travailler ensemble, avec des organismes humanitaires tels que Le Centre canadien pour la justice internationale, qui œuvrent avec les survivants de génocides, de tortures et d’autres atrocités, afin d’obtenir réparation et de traduire leurs auteurs en justice, avec la conviction que la justice peut jouer un rôle significatif tant dans le processus de guérison des victimes et de leurs familles que dans la prévention de tels actes
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Pour plus d’informations au sujet du Collectif, visitez son site Internet à l’adresse http://www.genocidehutu1972.org ou veuillez contacter :

Frederic Nzeyimana / Coordonateur Venant Ntabona / Vice-Coordonateur
COLLECTIF COLLECTIF
3640, rue Kingston, Unité 17 12316, boulevard Gouin ouest
TORONTO, ONTARIO, CANADA PIERREFONDS, QUEBEC, CANADA
TÉL. : (416) 386-1866 TÉL. : (514) 683-3689

Frederic Nzeyimana
Coordonateur
Collectif des Survivants et Victimes du Génocide Hutu à partir de 1972 au Burundi
BIMENYE BARIBUTSA
Tel. (416) 386-1866
Cell. (416) 838 6671
info@genocidehutu1972.org
www.genocidehutu1972.org
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