Burundi : la sécurité au menu de la réunion de la CIRGL

Par RFI

Les responsables des services secrets des onze pays membres de la Conférence internationale pour la région des grands lacs (CIRGL), se sont rencontrés hier lundi 31 octobre 2011 dans un grand hôtel des environs de Bujumbura. Ils afirment être arrivés à une décision importante dans la lutte contre les forces négatives et autres bandes armées qui écument la région.

Avec notre correspondant à Bujumbura

Basé à Goma à l’extrême est de la RDC, ce centre sera chargé de fournir aux états membres « tous les renseignements sur les forces négatives et les groupes armés, qui constituent une menace à la sécurité de leur pays et de la région ».

Le tout nouveau patron des services de renseignements de la RDC, Kalev Moutond, exprime ses objectifs, après la signature du mémorandum d’entente : « Nous avons pris la ferme résolution, ici à Bujumbura, au Burundi, de faire en sorte que dans un temps relativement court, si nous ne pouvons pas faire disparaître les forces négatives de notre région, en tout cas, nous aurons sensiblement réduit leur capacité de nuisance ».

Chacun des services de renseignement avait eu le temps de donner, au cours d’une réunion à huis clos, la liste de tous ceux qu’ils considèrent comme force négative : la LRA (Armée de résistance du Seigneur) pour l’Ouganda, le FDLR pour le Rwanda (Forces démocratiques de libération du Rwanda) ou les FNL (Forces nationales de libération) d’Agathon Rwasa pour le Burundi par exemple.

Mais reste maintenant le plus difficile, selon l’un de ces responsables : traduire dans les faits tous ces grands engagements.