Réaction de Sébastien Ntahongendera à la « Réaction de Jean-Marie Ngendahayo à deux articles publiés sur le site burundibwacu.org »

Cher compatriote Jean-Marie ;

Je viens de lire avec intérêt votre réaction à deux articles (que j’ai lus avec le même intérêt) publiés sur le site Burundibwacu.org, l’un sous la plume d’un trio (Pierre Claver SAMANDARI, Gérard MBONIMPA et Gaston NKURUNZIZA), l’autre sous celle de Fabien Cishahayo.
C’est en toute humilité que je voudrais partager mon sentiment par rapport à votre réaction.

D’abord, votre réaction à l’article du trio.

1. "Pour qui roule l’Union Européenne au Burundi ? Après Madagascar, l’Union Européenne prépare le chaos au Burundi".

A propos de cet article, je fais le même constat que vous, quant au registre du langage adopté. Opportun comme arme de légitime contre-attaque pour un Etat souverain, riche en syntaxe et épuré de fautes de langue de la manière la plus rigoureuse, l’article m’a déçu, quant à son style. Finalement, quand on est rudement assailli, « ce qui se conçoit bien s’annonce bêtement alors que les mots pour le dire arrivent indécemment » ! En lisant l’article, j’ai tout simplement fait le triste constat d’un « bien mal fait » ; il s’est agi d’une légitime contre-attaque dirigée contre un bataillon diplomatique lourdement armé, avec des mots lourdement grossiers. Autant dire que la gifle valait la chandelle ; il aurait fallu seulement la bien doser de telle sorte qu’elle donne à fléchir et non à rougir ! « Belle facture, exécrable
contenu », avez-vous conclu ; « bon piège ; gras gibier », relaie-je !

Sinon que la Communauté Internationale est mal placée pour jouer aux Cassandre quant aux éventuelles catastrophes à s’abattre sur le Burundi ! En effet, cela fait des années que des actes de génocide s’abattent cycliquement sur le peuple burundais. Cette Communauté, elle n’a rien fait pour aiguillonner ce que j’appelle la « psychologie de la dissuasion » ; elle n’a rien trouvé de mieux que de toujours accueillir en héros les présumés coupables ; vous voyez où je pointe mon doigt. Elle n’a jamais voulu mettre en marche un « Nuremberg » pour les bourreaux burundais, qui le méritent vraiment mais qui se baladent gaillardement chez eux !

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