“Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles.” de Jean Cocteau (Poésie critique)

Le savoir-lire Au sujet d’une réaction à l’article de Niyonkuru Théoneste

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Dans un récent article publié sur notre site, Niyonkuru Théoneste a écrit : « Les journalistes présents dans au moins 67% des communes affirment n’avoir été contactés par aucun mandataire s’estimant lésé ou faisant état de tricherie marquée ».

Un de nos lecteurs écrit en guise de réaction : « Les médias avouent avoir envoyé 91 journalistes pour sillonner tout le pays dont 87 sur 129 communes. Et vous vous dépêchez pour conclure sur un taux de couverture de 67 %.

M. Niyonkuru soyez un peu sérieux, là vous faites preuve de malhonnêteté intellectuelle, car en réalité et vous l’avez occulté, il y a 7000 bureaux de vote à travers le pays.

Donc 87 journalistes pour 7000 bureaux de vote. Alors côté pourcentage ça donne quoi ? 0.01 % SVP !

Voilà ce qu’ont dit les médias en déplorant le manque de moyens par rapport à 2005 où ils avaient un représentant dans chaque bureau de vote.

Alors arrêtez de nous prendre pour des c… ! »

J’ai pris une calculatrice et elle m’a dit que 87 (journalistes) divisé par 129 (communes) donne une couverture (des communes et non des bureaux de votes) de 0.6744186 exactement.

Il fut un temps où les Barundi avaient développé un savoir-dire extraordinaire, mais ce savoir-dire ne valait rien sans le savoir-écouter. Ils faisaient ainsi la synthèse du propos de leurs intercoluteurs avant de commencer leurs propres interventions. Certains de nos lecteurs gagneraient à développer un savoir-lire avant de sortir l’artillerie lourde des insultes... qui sont les arguments de ceux qui n’en ont pas.

Fabien Cishahayo